Mai, 2009.
Alors, je suis revenue avec mon DeLorean après une bagarre dans les années 1700s en France. Même si l’expérience était un peu violente, j’ai quand même appris beaucoup sur les épreuves et les souffrances de la pensée et la nature des humains : elles ne changent pas, à la longue.
N’importe où on va, quelle partie du monde, siècle, ère, les gens restent la même. Il y aura toujours les « circonstances spéciales » avec des complexes des héros proverbiaux, les antagonistes assoiffés de pouvoir, les rebelles et révolutionnaires, les potes et les acolytes et la bataille pour le plus grand bien.
À cause de cette révolution, et le Siècle des Lumières, on a accompli, pas nécessairement une nouvelle manière de pensée, mais un point tournant politique et culturel. Les citoyens sont commencés à penser pour eux-mêmes, à réévaluer leurs croyances et leurs valeurs, et de trouver ce qu’ils voulaient. Et comme le concept de cause à effet, ils ne sont pas restés silencieux. Ils ont combattu pour leurs droits humains, le sang a été versé, mais le monde a remarqué ce spectacle. Pourquoi avoir une voix qui parle pour toute une société quand on peut avoir la pouvoir distribuée justement? C’est un genre de pensée les gens n’ont pas osé toucher avant, mais comme une dame prête à tomber à cause de toute la pression derrière, le concept a explosé partout les corps et les esprits des citoyens.
C’était une révolution sanglante! C’était un conte de fées avec une intrigue si retorse qu’on ne sait pas où c’est allé. Les royalistes et les excentriques et les paysans, une histoire réelle où les personnages devaient trouver leur propre (mal)heureux dénouement. Bien sûr c’est important à apprendre! La joie de l’abolition de la monarchie, la joie de gagner, la joie d’être libre, ils sont tous merveilleux. Mais on doit aussi apprendre les désespoirs de guerre, parce que la violence n’est que la détresse, et je sais que j’aime mes « angst fests ». La perte des vies, les océans de larmes, les centaines de souffles retenus, la gravité de la peur pure, les rescapés et les victimes de la Révolution française ne vont jamais retrouver tout cela. Simplement, qu’est-ce qui nous fascine : la bataille. It’s the journey, not the destination.
C’est difficile, d’apprendre des événements plutôt ennuyeux et passés qui sont déjà arrivés. Pourquoi vivre dans le passé et pas pour le futur? Mais c’est exactement ça, pour qu’on puisque « vivre pour demain et les demains après cela », on doit savoir les routes prises par les gens de nos passés. Parce que, l’histoire répète lui-même. En mettant mes pieds dans les souliers d’une petite journaliste en France, j’ai vu l’indignation du peuple, le gouvernement croulant, la destruction du pays. Je vais retenir mes expériences hypothétiques, je vais me souvenir que des vraies personnes se sont marchées sur le même sol sous mes pieds. Ils ont pris l’action, ils sont morts, ils ont été entendus. Les âmes de ces gens sont toujours parmi nous.
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